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 Une pensée pour Léa Urbani, violée et tuée le jour de l'an

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La vieille Titia
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MessageSujet: Une pensée pour Léa Urbani, violée et tuée le jour de l'an   Dim 9 Jan - 14:29

Je suppose que vous en avez entendu parler. Chez moi c'est très présent. Elle était dans mon lycée. Plus on en est proche, plus ça marque. Par chance, je ne la connaissais absolument pas personnellement...

Citation :
Une vingtaine de jeunes, qui se connaissaient, se retrouvent dans cette maison laissée à leur fils par des parents, pour une soirée de fête. Musique, alcool, drogue : Léa, qui prépare un bac littéraire, retrouve là Gérald Seureau, 24 ans, un garçon qu’elle connaît depuis un an. Attiré par l’univers militaire et le rock sombre, il est venu en treillis et rangers à cette dernière soirée de l’année, où il boit énormément. « Une quinzaine de bières, du Martini, de la vodka, du whisky, du Bailey’s, des 8.6. A cela s’ajoutent du cannabis, et des amphétamines, puisqu’il évoque avoir pris six ou sept traits de speed » précise Brice Robin, le procureur de la République. « Il est clair que ce cocktail a pu favoriser le passage à l’acte. » Vers 6 h du matin, le couple, qui a flirté toute la soirée, quitte la maison, pour se rendre dans un petit bois, à 200 m de là, « pour y avoir un rapport sexuel qui semblait consenti au départ. Le jeune qui a eu un problème d’érection a mal vécu la chose, et s’est mis à frapper la jeune fille, pendant un temps très long. Il a tenté de l’étrangler à un moment, lui a donné force coups de poing, et lui a mis la tête dans la terre. » Ce calvaire va durer des heures, au cours desquels le garçon va également violer la jeune fille, analement et vaginalement, avec ses doigts. « Il évoque des séries de coups répétés, à plusieurs reprises, quelqu’un qui gémit de souffrance, de douleur. »

Ce n’est que vers 14 h que Gérald Seureau rejoint la villa où ses amis s’inquiètent de la disparition de Léa. L’une d’elle avait tenté de la joindre sur son portable : le garçon, craignant que la sonnerie n’attire l’attention, avait enlevé la puce et la batterie du téléphone de la lycéenne. A ses amis, il raconte être allé au centre de Montpellier avec Léa, l’avoir perdu de vue quand il s’est éloigné pour uriner dans une ruelle, puis s’être battu avec des passants.

Dans l’après-midi, le père de la lycéenne, inquiet, appelle ses amis, qui finissent par lui donner le numéro de Gérald. Il va alors le voir, et, face à ses explications peu convaincantes, l’accompagne au commissariat. « On peut penser qu’il espérait que sa fille était toujours en vie ». Les policiers remarquent les écorchures, le gant qui dissimule la main gantée du garçon. Ils le placent en garde à vue, et les aveux arrivent, très vite. « J’ai pété les plombs » lâche-t-il avant de raconter, en détail, cette terrible nuit. « Il est resté extrêmement froid, calme, sans à aucun moment montrer d’émotion ou de regrets. Il décrit toutes les violences commises avec une précision et une froideur qui semblent étranges » note le commissaire Gilles Soulié, directeur du SRPJ de Montpellier, chargé de l’enquête. Vers minuit, il conduit les enquêteurs jusqu’au petit bois où se trouve encore le corps de la lycéenne.

Totalement inconnu jusqu’ici de la justice, Gérald Seureau a été mis en examen hier soir pour viol suivi de meurtre : à 24 ans, ce garçon sans emploi, qui voulait passer le concours de gardien de prison, encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Aucune émotion devant le juge
19 h 30, hier soir : entouré par trois policiers du SRPJ, Gérald Seureau se présente devant le juge de la liberté et de la détention de Montpellier. Brun, les cheveux courts, un petit bouc sur le menton, vêtu d’un pull et d’un jean bleu, ce garçon aux traits fins et à l’allure presque frêle d’un adolescent s’assied, le regard noir, lointain. Il étire son cou, tire sur ses doigts, rougit lorsque le président prend la parole : « On vous reproche un homicide volontaire suivi de viol ». Le procureur enchaîne, explique pourquoi lui comme le juge d’instruction ont demandé son incarcération. « Elle est nécessaire compte tenu de l’exceptionnelle gravité des faits et du trouble à l’ordre public » insiste le magistrat. «Elle est aussi nécessaire pour garantir sa représentation en justice compte tenu des peines encourrues : face à la réclusion criminelle à perpétuité, il n’y a aucune garantie de représentation suffisante. Il est sans emploi, sans véritable insertion sociale.» Et la magistrate ajoute : « Le coté irrationnel des faits permet de craindre une récidive, compte tenu de son profil psychologique psychorigide.»

Le président l’interroge : « Avez-vous des déclarations à faire ? » Il rougit à nouveau. « Non ». Son avocate n’insiste pas. « Je pense qu’il ne réalise pas, ni la gravité des faits, ni les enjeux pour lui » explique Me Amel Belloulou-Amara, pendant que le juge délibère. « C’est difficile de se faire une idée de la personnalité de ce jeune homme, qui est resté très taisant, tout en étant très poli et très courtois. » Au palais de justice, il n’a à aucun moment demandé qu’on prévienne sa famille ou un proche.

Il est vingt heures, le juge des libertés et de la détention revient. « Je vous place en détention, car il y a des investigations importantes à réaliser concernant votre personnalité. Les conditions dans lesquelles a été commis ce crime interrogent sur votre équilibre psychologique et psychiatrique. Et une jeune fille de 17 ans a été tuée, et a agonisé dans des conditions horribles. » Gérald Seureau hoche la tête, signe les papiers, et part avec les policiers vers la prison. Sans avoir montré, à aucun moment, la moindre émotion.

François BARRÈRE

Le chiffre : 6 heures. La jeune fille a finalement agonisé pendant six heures. Selon les premiers résultats de l'autopsie pratiquée hier après-midi à Montpellier, elle serait décédée vers midi le 1 er janvier. Son calvaire avait débuté vers six heures du matin lorsque son flirt de réveillon l'avait entraîné dans un petit sous-bois proche.

Bref, voilà. Il n'y a aucun commentaire à faire, les faits parlent d'eux-même.

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Tcheubeudouboukouetchtoubidoutatalalohiohio.

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